Il a offert à Kavinksy une visibilité internationale phénoménale. Son premier album studio Outrun, sorti en 2013, est devenu une bande-son pour plusieurs pubs, comme celles de Mercedes ou BMW. Il a pour sa part multiplié les featurings, comme avec The Weeknd, tandis que le groupe London Grammar a, lui, repris son tube, devenu un classique.
En 2024, celui-ci a connu une seconde vie. À la cérémonie de clôture des JO de Paris, Kavinsky a dévoilé une nouvelle version du morceau en compagnie d’Angèle et Phoenix, sous les yeux de centaines de millions de personnes, offrant à Nightcall de nouveaux records. Il est devenu le titre le plus « shazamé » en 24 heures.
« Le monde est bien plus petit »
Lui n’a semble-t-il jamais perdu de son humilité. « Il connaissait un immense succès en tant que DJ et producteur, il était l’une des figures emblématiques de sa génération, et pourtant il était d’une douceur incroyable, confie Nicolas Winding Ref. En fait, il était presque timide. Il n’y avait rien de théâtral chez lui. »
La nouvelle de sa mort lui a été annoncée par Gaspar Noé par texto, alors qu’il était à Los Angeles. Il a eu bien du mal à se faire à l’idée : « Je n’ai pas compris ce qu’il se passait. […] C’était l’un de ces moments où l’on a soudain l’impression que le monde est bien plus petit. »
Comme lui, Quentin Dupieux, qui l’avait notamment fait tourner dans deux de ses films, The Weeknd, Sébastien Tellier, Angèle et bien d’autres ont précédemment rendu hommage à l’artiste, retrouvé mort à son domicile, à quelques jours de son 51e anniversaire. « Personne ne devrait voir sa vie s’achever par une mort prématurée », conclut le réalisateur de Drive.