Sous son vernis espiègle, la chanson croque le portrait d’une femme libre, en pleine découverte des mœurs du Paris des années 70. Son style inclassable participe à son succès et le titre est certifié disque d’or, offrant à son interprète un sésame pour la suite de sa carrière. Elle enchaîne avec Les Petits Patelins et fait son premier Olympia.
« Pas militante dans l’âme », la chanteuse impertinente et féministe aime aussi « faire prendre conscience avec les mots », avait-elle expliqué. Son répertoire s’empare de thèmes de société, sur l’euthanasie ou l’homosexualité avec Celles qui aiment elles, un titre qui a fait écho au couple qu’elle forma pendant une décennie avec la romancière belge Françoise Mallet-Joris, membre de l’académie Goncourt, décédée en 2016.
« Pendant des années, je n’éprouvais pas le besoin d’aborder ce sujet puisque je le vivais naturellement avec Françoise. Sans rechercher le scandale que nous créions pourtant dans une société figée », confiait la chanteuse, qui doit en partie à sa compagne les paroles de La Parisienne. Elle lui a d’ailleurs rendu hommage dans un livre paru en 2020, Comme si tu étais toujours là.
Amie de Serge Lama ou Barbara, Marie Paule Belle ne s’est jamais parée des atours de la vedette, et a suivi un parcours artistique complet qui l’a aussi conduite sur les planches des théâtres