Si les secours interviennent de plus en plus souvent en montagne auprès de randonneurs malades, c’est aussi en raison d’une évolution des habitudes de nombreux randonneurs, note Le Parisien : l’utilisation d’une gourde filtrante, qui devrait permettre un approvisionnement plus facile en eau.
Les gourdes filtrantes ne purifient pas l’eau
Or, même les gourdes filtrantes les plus performantes ne permettent pas d’éliminer les impuretés, parasites et bactéries présentes dans l’eau, insiste sur son site la Fédération française de randonnée.
L’association livre ensuite ses recommandations pour éviter de se retrouver sans eau ou en état de déshydratation lors d’une randonnée, à commencer par emporter suffisamment d’eau potable, soit un demi-litre d’eau par heure de marche prévue. Elle conseille également de privilégier les sources d’eau sûres (eau en bouteille, du robinet dans les refuges).
Pour trouver facilement des points d’eau, il existe aussi des applications : Watermap, Thirsty et FreeTaps, qui proposent une cartographie interactive des sources d’eau potable et des fontaines. Participatives, elles permettent « d’enrichir les données si vous connaissez un point d’eau qui n’y figure pas encore », ajoute la Fédération française de randonnée.
Autre possibilité : se ravitailler en eau gratuitement chez les commerçants et habitants volontaires des points d’étape des principaux chemins de randonnée. Ils sont répertoriés sur le site du mouvement #gourdefriendly.
Enfin, en cas d’accès restreint à de l’eau potable, ou en cas de source à l’eau non contrôlée, il est possible d’utiliser des pastilles de traitement de l’eau. Comme celles commercialisées sous les noms de Micropur ou d’Aquatabs, elles permettent de désinfecter l’eau rapidement en éliminant bactéries, virus et parasites en moins de 2 heures. Les gourdes filtrantes ne sont, quant à elles, à utiliser qu’en dernier recours, préconise la Fédération française de randonnée.