Le docteur Anthony Fauci, qui avait orchestré la réponse américaine à la pandémie, se voit reprocher d’avoir invoqué son droit au silence face aux questions des sénateurs.

Le docteur Anthony Fauci, qui avait orchestré la réponse américaine à la pandémie, se voit reprocher d’avoir invoqué son droit au silence face aux questions des sénateurs.

Si ces derniers ne fournissent pas de preuves sur l’origine du Covid, ils donnent à voir l’inquiétude du médecin, qui conseillait alors Donald Trump – il a gardé cette fonction sous le mandat de Joe Biden – vis-à-vis de la pandémie, mais aussi sa fascination pour sa notoriété grandissante et son agacement à l’encontre du républicain.

Longtemps directeur de l’Institut national américain des maladies infectieuses (NIAID), Anthony Fauci était devenu lors de la pandémie l’expert le plus visible des États-Unis sur le sujet et contredisait souvent Donald Trump. Avant l’audition, le président républicain s’était fendu d’un nouveau message accusatoire sur sa plateforme Truth Social, lui reprochant d’avoir « cherché à protéger la Chine » et d’avoir pris « trop de mauvaises décisions ».

Anthony Fauci a nié à plusieurs reprises que les États-Unis aient financé des recherches en virologie dites de « gain de fonction » dans le laboratoire chinois de Wuhan, ce que dénonce Rand Paul, qui y voit un « débat sémantique » malhonnête. Plus de six ans après le début de la pandémie, la question de savoir si le virus s’est échappé de ce site ou s’il s’est propagé d’un animal à l’être humain reste largement débattue.

Fauci avait été préventivement gracié par Biden

Anthony Fauci a fait partie des élus et anciens fonctionnaires à avoir été graciés préventivement par Joe Biden juste avant qu’il ne quitte la Maison Blanche, pour ses actions au sein de l’administration publique entre 2014 et le 19 janvier 2025. D’après les élus républicains, ce pardon l’aurait protégé pour les propos qu’il aurait pu tenir lors de son audition.

Mais son utilisation répétée du Cinquième amendement l’exposerait désormais à de potentielles poursuites par le ministère de la Justice, après la recommandation de la commission du Sénat. Les juristes sont divisés sur le fait qu’Anthony Fauci était dans son droit d’utiliser le Cinquième amendement alors qu’il était protégé par la grâce présidentielle.

Deux anciens conseillers de Donald Trump, Steve Bannon et Peter Navarro, ont été par le passé reconnus coupables d’entrave aux prérogatives d’enquête du Congrès, et condamnés à des peines de prison.

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