Un été sous le signe du réchauffement climatique. Alors que la « belle saison » devient de plus en plus anxiogène et que ceux qui passent l’été au travail voient la fatigue s’accumuler à cause des vagues de chaleur successives, les vacanciers aussi doivent s’adapter aux températures.
S’il est plus simple de récupérer et d’adapter nos journées aux chaleurs extrêmes quand on est en congé, les canicules — conséquences de l’activité humaine sur la planète — viennent quand même bouleverser la manière dont nous prenons du repos physique et mental durant les mois les plus chauds de l’année. Chez eux ou en vadrouille, Charles* et Ambre en témoignent auprès du HuffPost.
Tenter de se lever à 5 heures
Au mois de juillet, Charles* avait prévu des vacances sportives : quelques jours de randonnée autour d’un tronçon du GR10, qui va de l’Atlantique à la Méditerranée via les Pyrénées. « C’était un trek alternant les nuits en bivouac et les nuits en gîte. Je devais marcher entre 15 et 20 kilomètres par jour, avec un dénivelé raisonnable », raconte le trentenaire.
Mais son périple tombe en plein durant la canicule du mois de juillet et, sur les sentiers, les températures dépassent parfois les 35 degrés. « Je n’avais pas anticipé qu’il ferait aussi chaud, aussi tôt : parfois, dès 10 heures du matin, le soleil tapait et il y avait peu d’ombre. » D’autant que sur son tracé, de nombreuses sources sont à sec, ce qui oblige le randonneur amateur à marcher avec beaucoup d’eau sur le dos. De manière générale, tout est plus compliqué sur la route : « Mon corps chauffait vite, il fallait faire plus de pauses pour s’hydrater, pour se rafraîchir… »