Les incendies monstres de cet été 2026 font craindre le pire pour les forêts françaises, sous-dotées financièrement dans l’adaptation au réchauffement climatique.

Les incendies monstres de cet été 2026 font craindre le pire pour les forêts françaises, sous-dotées financièrement dans l’adaptation au réchauffement climatique.

Plus aucun arbre pour cacher la forêt. Les incendies déclarés courant juillet dans l’hexagone ont parcouru 117 000 hectares et détruit massivement la végétation. Les risques demeurent et la priorité des pouvoirs publics reste la protection des personnes et le soutien aux services de sécurité civile, devenu un enjeu politique. Mais dans une séquence où Emmanuel Macron tente de défendre son bilan sur l’adaptation climatique, les forêts apparaissent comme un angle mort.

Le 27 juillet, le président de la République s’est rendu en Gironde, où 45 000 hectares sont partis en fumée. « On aura à replanter, rebâtir, mais on devra replanter et rebâtir une forêt différente. Parce que cette forêt n’est pas la même, parce que les conditions structurelles de changement climatique dans lesquelles on va vivre, parce qu’aussi la pression de l’habitation et du tourisme qui s’est déployée ces dernières décennies, a changé », a-t-il déclaré.

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Son propos en rappelle un autre, tenu en octobre 2022. À l’époque, les canicules de l’été et la destruction de 20 000 hectares en Gironde déjà font office de petit électrochoc. Le chef de l’État promet alors « la plantation d’un milliard d’arbres » - soit 10 % de la forêt française - d’ici 2032. « C’est faisable » assure-t-il.

Malgré un engagement affiché, la méthode Macron critiquée
Le gouvernement n’a pas attendu d’être face aux flammes pour plancher sur le sujet. Dès 2020, un volet forestier a été intégré au plan « France Relance » avec une enveloppe de 200 millions d’euros sur deux ans. En 2023, Emmanuel Macron met les mains dans la terre pour son plan « Un jeune, un arbre » et la même année, une loi acte la mise en place d’une « Stratégie nationale de défense des forêts et des surfaces non boisées contre les incendies ». Elle verra officiellement le jour en 2025 et sera intégrée au troisième Plan d’adaptation national au changement climatique (PNACC3).