Le risque d’une deuxième « crise » avec les insectes ravageurs
Les forestiers vont abattre à grande échelle car, outre les chutes d’arbres, les pins affaiblis sont exposés au scolyte sténographe, insecte volant proliférant dans les troncs malmenés, jusqu’à mort de l’arbre. « Il faut évacuer les stocks de bois pour ne pas donner à manger ni au scolyte, ni au feu », a souligné Sophie Brocas.
En 2023 déjà, le scolyte était sous « surveillance renforcée » après le feu dantesque qui avait ravagé le sud du bassin d’Arcachon à l’été 2022. Les « territoires incendiés » étaient particulièrement scrutés, expliquait un bulletin préfectoral de l’époque, rappelant que « les pullulations [de cet insecte] sont favorisées par les incendies et les tempêtes ».
C’est une « course », a reconnu François Guiraud, qui pointe aussi la menace du nématode du pin, ver ravageur détecté fin 2025 dans le département voisin des Landes. « Le nématode, ou en tout cas son vecteur, le monochamus [un coléoptère, ndlr.], est attiré par les bois brûlés. Attention de ne pas superposer deux crises », a-t-il fait valoir.
Le président Emmanuel Macron ayant appelé à « replanter et rebâtir une forêt différente », la préfète a demandé au secteur forestier d’engager des réflexions pour « sauver » le massif et « l’inscrire dans l’avenir, c’est-à-dire dans un monde climatique à +4°C ». Une prochaine réunion aura lieu en septembre.