« Gagner quelques secondes »
C’est le média néerlandais Weilerfits qui a révélé ce lundi que plusieurs équipes du Tour de France étaient particulièrement préoccupées de l’usage de ces combinaisons, ayant pour preuves certaines tenues portées lors du contre-la-montre des JO de Paris 2024 ou encore lors du Tour d’Italie 2025.
« Il s’agit d’un carénage thoracique qui permet de modifier le flux d’air autour du corps et ainsi de réduire la pression sur les cuisses. La cycliste subit ainsi moins de résistance à l’air » explique auprès de Weilerfits Bert Blocken, professeur d’aérodynamique à l’université Heriot-Watt, en Écosse. « Ce n’est pas comme si cela permettait de gagner des dizaines de secondes lors d’un contre-la-montre, mais sur une étape de 20 à 30 kilomètres, cela peut faire gagner quelques secondes qui peuvent s’avérer décisives », souligne-t-il.
Ce contre-la-montre de 21 kilomètres entre Gevrey-Chambertin et Dijon devrait en effet effectuer un premier tri parmi les prétendantes à la victoire finale, le 9 août à Nice. Les concurrentes se frotteront, à la mi-course, aux 6,9 %, sur 1,8 km, de Marsannay-la-Côte, avant neuf kilomètres très roulants et plutôt descendants vers Dijon. La Norvégienne Sigrid Haugset, vainqueur de la 3e étape lundi à Poligny, portera le maillot jaune ce mardi.